Tableau
Le carnet
Produit··5 min de lecture

Cinq agents pour une seule leçon

Un agent, ici, n'est pas un assistant à qui l'on parle : c'est ce qui conduit la leçon. Ce qu'ils décident, pourquoi ce n'est pas un menu de réglages, et ce qu'ils ne font pas.

Le champ que l'application enregistre s'appelle agent. Pas mode, pas preset. Ce n'est pas un mot choisi après coup pour faire moderne : c'est celui qui décrivait le mieux ce que fait cette partie du produit, et il est dans le code depuis le début.

Un agent, ici, n'est pas un assistant à qui l'on parle. C'est ce qui conduit la leçon : ce qui décide quand la main écrit, quand elle s'arrête, ce qu'on éclaire, et si l'élève doit répondre avant qu'un chiffre n'apparaisse.

Cinq symboles reliés par un fil pointillé : lecture, projecteur, pas de côté, question, boucle
Lire, éclairer, attendre, interroger, s'adapter — la même leçon, cinq conduites.

Le même contenu, cinq conduites

La leçon ne change pas d'un agent à l'autre. Les tracés sont les mêmes, les étapes aussi, la retenue tombe au même endroit. Ce qui change, c'est la conduite.

  • Lecteur déroule, sans jamais interrompre.
  • Cinéma déroule aussi, mais estompe tout sauf la colonne en cours.
  • Guidé attend un signe de l'élève avant chaque étape.
  • Interactif pose la question, corrige, puis écrit.
  • Adaptatif fait les deux : il attend, il interroge, il tient le compte.
Le tableau avec une seule colonne nette, le reste de l'opération estompé
L'agent Cinéma au travail. Ce n'est pas un filtre décoratif : c'est le geste d'un enseignant qui pose le doigt sur ce qui compte.

Séparer le contenu de sa conduite a un effet secondaire qu'on n'avait pas prévu en le décidant : écrire une nouvelle leçon ne demande plus de choisir un public. On écrit l'addition une fois, et les cinq agents savent déjà la mener.

Pourquoi ce n'est pas un menu de réglages

Nous avons commencé, comme tout le monde, avec des cases à cocher : une version de leçon, un sous-titrage bloquant, un mode interactif. Trois interrupteurs, donc huit combinaisons — dont plusieurs n'avaient aucun sens, et une qu'on ne pouvait pas expliquer à un élève.

Un réglage qu'on ne sait pas nommer est un réglage qu'il ne fallait pas exposer.

Aujourd'hui, les drapeaux ne sont plus réglables : ils sont dérivés de l'agent, à chaque chargement. Un état incohérent laissé dans la mémoire du téléphone par une ancienne version ne survit pas au démarrage suivant — il est écrasé par ce que l'agent choisi implique.

Ce qu'elle ne fait pas

Il faut le dire aussi clairement que le reste, parce que le mot « IA » sert aujourd'hui à décrire à peu près n'importe quoi.

Aucun texte n'est produit pendant la leçon. Rien n'est envoyé à un service distant pour être évalué : la question posée par l'agent interactif est vérifiée sur le téléphone, hors ligne, et la réponse de l'élève ne quitte pas l'appareil. Un tableau qui aurait besoin du réseau pour corriger 4 + 3 ne servirait à rien là où nous travaillons.

Deux boutons à la fin de la leçon : « Pas compris » en orange et « Compris » en vert
La fin d'une leçon conduite par un agent adaptatif. La réponse n'est pas une note : c'est un fait de plus dans le journal.

La marche suivante

Aujourd'hui, c'est l'élève qui choisit son agent. Demain, il ne devrait plus avoir à le faire.

Le journal d'activité enregistre déjà ce qu'il faut pour ça : les hésitations, les retours en arrière, les tentatives, l'étape exacte où ça a coincé. Il manque la dernière marche — que le tableau en tire une décision. Trois erreurs sur la retenue, et il repasse en Guidé sans qu'on le lui demande.

Nous ne l'avons pas encore construite, et nous préférons l'écrire ici plutôt que de la laisser croire. Le reste de cet article décrit ce qui tourne aujourd'hui, sur des téléphones qui n'ont pas de réseau.